Patrimoine

Espagnac - Correze

L’église Saint Gervais et Saint Protais

L’église Saint Gervais et Saint Portais d’Espagnac, du nom de deux frères martyrs morts à Milan au premier siècle, fait partie des églises reconstruites au XVème siècle et fut consacrée à nouveau le 6 mai 1520. Le procès verbal de consécration rédigé en langue d’Oc a été conservé.

​Son origine n’est pas exactement déterminée, mais une bulle du Pape Pascal II la cite en 1105 parmi les possessions de Saint Martin de Tulle.

L’église d’Espagnac, à clocher mur, quoique d’une facture assez simple (de forme et de matériaux) se distingue par ses peintures et fresques murales, découverts sur les chapiteaux et les murs lors de la restauration de l’intérieur de l’édifice en 1996.

En date du 18 Juin 2021, des travaux de réfection des vitraux de l’Eglise ont été effectués par
Mr BOUCHARD Pascal Atelier Déco Vitrail de la Baule.

La Chapelle de Nirige

L’origine est fort ancienne , on sait que la vicairie d’Espagnac était incluse dans la liste des propriétés et des sanctuaires remis à l’abbaye de Tulle selon les prescriptions du fameux testament d’Adhemar Des Echelles en 930. La Chapelle de Nirige, détruite en 1115, existait avant cette date, donc très vraisemblablement elle était en bon état à l’époque du Testament, soit au Xème siècle.

Il est possible qu’elle est existé au siècle précédent qui est celui de Charlemagne.

La chapelle fut restaurée en 1709. Celle-ci fut dédiée à Saint Jean-Baptiste, à Notre Dame de la Pitiè et à Sainte Marguerite. On peut d’ailleurs voir au dessus du linteau de la porte d’entrée, une sculpture représentant Sainte Marguerite au Dragon.

Le village de Nirige fut ravagé par un incendie allumé par des enfants le 13 février 1893. Beaucoup de maisons furent brûlées et le déclin du village commença. Aujourd’hui encore, on peut voir les ruines des anciennes habitations tout au long du chemin qui part de la chapelle.

La Chapelle de Nirige a à nouveau été restaurée, sous l’impulsion de la mairie et de l’association Spaniaco. Cette restauration, terminée en 2005, a même remporté le prix 2007 du « Concours des Rubans du Patrimoine » qui a pour but de préserver et promouvoir le patrimoine bâti.

Madame Gaston entretien et fleuri la chapelle avec beaucoup de bienveillance.  La chapelle est ouvert par Madame Masson régulièrement.

La Gare d’Espagnac

Durant une bonne partie du XXème siècle, Les tramways de la Corrèze, chemin de fer à voie métrique, ont traversés toute la Corrèze de Tulle à Ussel en passant par Espagnac, Marcillac la Croisille, Lapleau et Neuvic entre autres.

La gare d’Espagnac est donc un des vestiges de cette époque : gare de seconde classe avec son guichet séparé de la halle à marchandises qui a été restaurée par le Syndicat Mixte des itinéraires du Transcorrézien et du P.O.C., les abords ont été aménagés et des rails ont également été reposées sur quelques mètres afin d’accueillir deux wagons correspondant à ceux qui circulaient autrefois.

En continuant sur l’emprunte de l’ancienne voie, aujourd’hui devenue un chemin de randonnée, la citerne permettant au tacot de prendre de l’eau, est encore visible.

Une exposition y est installée tous les étés avec la possibilité de voir un film sur le sujet.

Le Château du Puy du Val

Le Château du Puy de val (propriété privée) ne se visite pas, mais s’admire du bord de route, dominant la vallée de la Saint-Bonnette.

Construit sur un mamelon, il apparaît à un emplacement stratégique, à un passage clé où se croisent deux voies de communication. Il utilise les avantages tactiques du terrain. Baigné du sud est à l’ouest par l’Avalouze et de l’autre côté par le ruisseau du Salabert qui tombe en cascade. La masse de bâtiments et de tours présente des caractères d’architecture propres à plusieurs époques, mais les premières constructions dateraient du XVème siècle

L’Etang de la Marque

L’étang de la Marque est un étang privé qui appartient à l’entreprise Borg-Warner. Il a été réalisé à la suite de la construction de la ligne de chemin de fer du transcorrézien. C’est la voie ferrée qui constitue la digue de l’étang

Le Four d’Enoilhac

Ce four banal est situé dans le village d’Enoilhac. Les banalités étaient des installations que le seigneur était dans l’obligation d’entretenir et de mettre à disposition de tout habitant de la seigneurie. Ce four a été restauré en partie en 2010. Par la suite la restauration de la charpente et de la couverture en Lauze a était faite durant l’été 2011.